Lettre 7128

Par la grâce de D.ieu,
22 Kislev 5720,
Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez des précisions sur mon courrier de la fin de l’année passée. Il est bien clair que mon intention, par cette réponse, n’était pas uniquement de vous souligner globalement la nécessité de repousser le mal. Je parlais de poursuivre votre activité agricole, car vous me disiez ne pas avoir de métier. En outre, j’ai clairement exprimé mon avis selon lequel il serait judicieux de trouver un bon parti, matériellement et spirituellement. En effet, vous trouvant dans cette exploitation agricole, vous pourrez organiser votre travail en sorte que vous appreniez un métier. A n’en pas douter, la direction de cette exploitation cherche le bien de ceux qui y travaillent. Ceci résout, au moins dans un premier temps, la question du logement. Il en résulte que mes instructions, fixant votre comportement pour plusieurs années, restent valables seulement jusqu’à ce que vous ayez appris un métier et trouvé un parti, en un moment bon et fructueux. Par la suite, vous déciderez avec votre épouse comment et où se trouver ultérieurement.

B) Autre point, votre comportement et votre lettre semblent indiquer que vous n’avez pas été habitué, jusqu’à maintenant, à un travail fixe et méthodique, exercé au quotidien. Or, il y a là un point, un aspect particulièrement important pour mener la vie qui convient. Il est impératif de se dominer et de se consacrer à ce qu’il faut, plutôt qu’à ce que l’on désire, c’est-à-dire bien souvent à un point nouveau. Cela est bien évident.

C) Vous m’écrivez également que vous ne pouvez pas rechercher immédiatement un bon parti, car votre situation morale n’est pas à la mesure de ce qu’elle devrait être. J’espère que le simple fait d’entrer dans la vie, comme l’ordonne notre sainte Torah, Torah de vie, vous permettra de lutter plus facilement contre le mauvais penchant, de vous améliorer en tous les domaines que vous mentionnez. On a pu observer qu’il en était ainsi pour de nombreuses personnes, au cours des années passées et encore de nos jours.

D) Je vous ai écrit qu’il fallait se préparer à trouver un bon parti. Ce que je voulais dire était très simple. Du fait de nos nombreuses fautes, certains milieux se sont autorisés des comportements qui sont totalement négatifs, sous prétexte qu’ils avaient pour but de favoriser des mariages. Vous devez comprendre à quoi je fais allusion. Or, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, plusieurs unions sont scellées avec toute la pudeur nécessaire et ces couples sont heureux, matériellement et spirituellement. C’est bien à cela que je faisais allusion.

E) Vous me demandez comment diffuser l’enseignement et les usages de ‘Habad, alors que vous n’avez pas encore mis en pratique le Précepte : “ Pare-toi toi-même ”. La réponse à cette question est double. D’une part, il est impossible de priver votre entourage de cette connaissance de la Torah, sous prétexte que vous n’êtes pas ce que vous devriez être, car ces personnes n’en sont nullement responsables. En outre, si vous ne vous arrangez pas comme il faudrait le faire, si vous connaissez encore le manque, il est bien clair que vous ne devez pas ajouter à cela une déficience dans la diffusion de la ‘Hassidout. Celle-ci est à ce point importante que la Michna affirme, à ce propos : “ Il a acquis un mérite et l’a conféré au plus grand nombre ”, ce qui veut dire que le mérite de tous en dépend. On peut en déduire la situation se trouvant à l’autre extrémité, ce qu’à D.ieu ne plaise, car pour mettre en pratique : “ Pare-toi toi-même ”, il faut d’abord rechercher et trouver toutes les façons et tous les moyens possibles de développer la réussite, en la matière. Quand vous saurez qu’une heure plus tard, il vous faudra exposer des idées importantes, face à un grand nombre de personnes, il est absolument certain que vous mènerez plus aisément cette guerre et que vous en rapprocherez l’issue victorieuse.

Nous approchons des jours de ‘Hanouka, desquels il est dit : “ Tu as transmis les impies dans les mains des Justes, les hérétiques dans les mains de ceux qui se consacrent à Ta Torah ”. Puisse donc D.ieu en faire de même pour le combat personnel mené par chacun d’entre nous, que l’impie soit également remis au Juste et les hérétiques à ceux qui se consacrent à la Torah, comme l’explique le saint Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles au plus vite, pour une fête de ‘Hanouka lumineuse et joyeuse,